Même si vous n’utilisez pas votre piscine pendant l’hiver, vous devez continuer à l’entretenir. L’hivernage est essentiel pour ne pas laisser les algues et les germes s’accumuler. Cette méthode protège également votre bassin contre les basses températures. Entre l’hivernage actif et passif, lequel choisir ?

Le principe de l’hivernage actif

L’hivernage actif, aussi appelé hivernage dynamique ou semi-hivernage, est sans doute l’une des solutions les plus prisées en raison de sa simplicité. Il consiste à laisser votre système de filtration fonctionner pendant environ 2 ou 3 heures par jour pendant la saison hivernale pour faciliter la remise en service du bassin en début d’été. Laisser la filtration tourner empêche l’eau de geler et protège ainsi vos installations contre les éventuelles fissures. Cette méthode d’hivernage se pratique dans les régions aux hivers doux. Elle doit généralement commencer une fois que la température passe sous la barre des 12 degrés.

Pour réaliser un hivernage actif, il vous faut tout d’abord nettoyer méticuleusement le bassin et la filtration. Vous devez ensuite régler le pH, stopper tous les appareils automatiques, réaliser un traitement au chlore ou à l’oxygène actif si besoin, puis laisser la filtration tourner en continu pendant 24 heures. Une fois ces étapes réalisées, vous aurez besoin d’un produit d’hivernage. Il peut s’agir soit d’un anticalcaire soit d’un fongicide. Versez le produit dans le bassin avant d’actionner la filtration pendant 4 heures. Le réglage de l’horloge de filtration se fera suivant la température de l’eau. Bien qu’elle ne soit pas obligatoire, l’installation d’un coffret anti gel est préconisée. Contrôlez régulièrement le pH de l’eau au cours de l’hiver et continuez à nettoyer le bassin si vous avez choisi de ne pas le couvrir d’une bache d’hivernage. L’avantage de l’hivernage actif est qu’il est facile à réaliser. Il s’agit également d’une solution économique. Cependant, il n’est pas adapté aux grosses gelées et aux baisses de température trop importantes.

Le principe de l’hivernage passif

Contrairement à l’hivernage actif, l’hivernage passif est recommandé aux piscines situées dans une région où l’hiver est très froid. Il prévient les dégâts engendrés par le gel au niveau de vos installations et vous aide à retrouver une piscine en parfait état à l’arrivée du printemps. Le principe est simple : ne plus laisser le bassin fonctionner tout au long de la saison d’hiver.

Afin que l’hivernage passif soit une réussite, il est essentiel de suivre les différentes étapes dans un ordre précis. La première chose à faire est de vous assurer que l’eau de la piscine soit parfaitement propre. Ensuite, réalisez un traitement choc. Cela consiste à désinfecter intégralement l’eau du bassin à l’aide d’un produit adapté tel que le brome, l’oxygène actif, le chlore… Une fois l’eau désinfectée, il ne vous reste qu’à baisser son niveau et à enlever les excès d’eau dans vos installations. Enfin, vous devrez installer les équipements d’hivernage avant de poser la couverture de piscine. Ils se composent principalement de produit d’hivernage, de flotteurs, de gizzmos et de bouchons.

Pour être certain que votre piscine puisse fonctionner correctement après l’hiver, n’oubliez pas de contrôler l’eau du bassin ainsi que l’état de la couverture régulièrement. Si possible, procédez aux vérifications une fois toutes les semaines. L’atout de l’hivernage passif, c’est qu’il peut être réalisé dans les régions sujettes aux grands gels. Vous pouvez également opter pour cette technique même si vous habitez dans une région au climat tempéré. Bien qu’elle soit plus coûteuse que l’hivernage actif, cette méthode est la plus conseillée. Elle vous aide non seulement à protéger l’eau du bassin, mais également à éviter les dégâts importants au niveau de vos installations (déformations, cassures…) et des différents équipements essentiels tels que la pompe à chaleur, le système de filtration, les tuyauteries…